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Contrats miniers léonins ou parténariats avec la Gecamines seront révisités à partir du 15.05.2007 - (Bloomberg/Mining Journal, 24.04.2007)


La révision soit du code minier ou des contrats miniers léonins n'est pas une fin en soi. Sans developer notre propre techologie pour extraire nos minerais par des techniciens bien formés, sans une industrie manufacturière puissante pour transformer nos resources sur place (construction des usines) et ainsi créer des emplois pour notre population et améliorer les conditions de vie de notre peuple, le Congo est condamné à demeurer pour toujours pourvoyeur des matières prémières aux autres pendant que son peuple souffre.

Qui compte sur son ami dort sans souper! Mobilisons les resources internes pour la reconstruction nationale avant de compter sur l'extérieur! C'est la vision de Mzee Kabila qui a reussi!

Référence à la Mission gouvernementale à Washington : L’enveloppe attendue des bailleurs des fonds pour appuyer le budget 2007 ne va pas tomber de si tôt. Du fait de l’échec du programme relais de consolidation (PRC). Des gros mots que l'homme Congolais ordinaire qui attend l'eau, l'electricité, le transport, la sécurité surtout à l'est du pays ne peut comprendre!

A cet effet, la publication de la liste des contrats annulés, les nouveaux termes au profit de l'Etat Congolais, les multinationales impliquées... simpose.

Le gouvernment Gizenga commence à maximiser les recettes de l'Etat


« Le gouvernement Gizenga, qui est investi le 24 février 2007, trouve dans les caisses de l’Etat un déficit de 60 millions de dollars. Après un mois, les réalisations de la DGRAD (Direction Générale des Recettes Administratives et Domaniales), de la DGI (Direction Générale des Impôts) nous ont occasionné un bonus de 30 millions de dollars. Vous voyez, quand le trou a été très profond avant, le bonus a permis, par exemple, de payer ce qu’on n’avait pas payé avant ».

Selon le ministre près le 1er ministre Godefroid Mayobo , le paiement sur base des recettes réelles des caisses a permis de stabiliser le taux de change. Il insiste que, pour tous les chantiers à mettre en œuvre, il faut des moyens. Selon lui, il faut chercher des moyens externes et des moyens internes. « Pour un bilan objectif, il faut absolument qu’on sache sur quoi on fait le bilan. Parce que le bilan, pour un gouvernement qui commence, ça doit porter sur les actes de préparation des travaux futurs. On ne peut pas demander des travaux dès qu’on entre, au moment où on ne connaît même pas les moyens dont on dispose ». ( Radio Okapi, Dialogue entre les Congolais)

La Chine s’engage à construire une autoroute centre ville-aéroport de N’djili

C’est ce qui ressort d’un accord de coopération signé lundi 30.04.2007 entre le ministère des Travaux publics et la compagnie nationale chinoise des ponts et chaussées, (CNCTPC), rapporte radiookapi.net

Aux termes de ce contrat, des experts chinois mèneront également des études techniques pour la réhabilitation de la voirie de Bukavu ainsi que la route Kasongo-Kindu. Des experts chinois viendront en RDC dans plus ou moins 45 jours pour la réalisation de ce programme, selon le directeur général de cette entreprise chinoise.

RECONSTRUCTION NATIONALE ET DICTAT DU FMI ET DE LA BM A LA RDC: MESSAGE DU CHEF DE L’ETAT MZEE LAURENT DESIRE KABILA AUX CONGOLAIS DE LIBREVILLE, QUI RESTE ENCORE D’ACTUALITE: LORS DE CETTE RENCONTRE MZEE KABILA FAISANT LE POINT DE LA SITUATION, A DECLARE ET NOUS CITONS:


"Il ne manque pas à la Banque Mondiale, ils viennent avec des plans qu’ils ont toujours présentés pendant 37 ans du régime de l’autre. Toujours le même plan. Et la classe politique de la Deuxième République, de connivence avec ceux qui venaient de l’extérieur, pillait le pays et achetait des villas en Europe et aux États-Unis. Ils auraient peut être bien fait de voler en Europe pour aller construire là-bas au pays. Et comme on ne voulait pas continuer avec cette culture, celle de voler chez toi et d’amener ailleurs; et on ne voulait plus autoriser que l’on pille sans payer les taxes, sans laisser des infrastructures derrière, là où vous investissez. Avec l’arrivée du gouvernement de Salut Publique, nous devions à la fois inverser les priorités et même réglementer le jeu de l’exploitation du pays. Ça n’a pas plu à tout le monde. C’est ainsi donc que nous avions commencé une période très difficile, caractérisé
par des incompréhensions à l’extérieur.

La Banque Mondiale est venue avec le même plan, moi j’ai dit «NON», nous avons notre plan à nous, c’est nous qui souffrons. Nous connaissons de quoi nous souffrons. Nous allons faire un plan pour resoudre notre problème."

Commerce, investissements (dans les secteurs agricole, minier et énergétique) et construction de nouvelles infrastructures en RDC au centre du sommet régional de la SADC tenue à Kinshasa du 23-24 Avril 2007.


Mais la reconstruction nationale ne doit pas viser seuelement les zones minières. Le peuple s'attend à une reconstruction nationale qui s'étend sur toute l'étendue du territoire nationale

La SADC vise à créer une zone de libre echange en Afrique australe - 230 millions d'habitants avec un PIB de $230 milliards - à partir de 2008,

Par ailleurs, l'Angola, le Botswana, la RDC, la Namibie, L'Afrique du Sud et le Zimbabwe sont sur le point de lancer l'Association de producteurs africains de diamant (ADPA) pour peser de tout leur poid au marché mondiale de diamant qui equivaut à $13 milliards.

La création de cette association a provoqué le malaise et l'inquiétude de certains pays européens qui craignent que cet arrangement ne débouche sur un cartel qui déterminera les prix tout comme le fait l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEC), a indiqué le journal.

Cette initiative, poursuivie et fortement soutenue par le Botswana, l'Afrique du Sud et la Namibie, aurait pour but d'être en faveur des pays producteurs grâce à la création d'emplois et de valeur ajoutée.

Pendant ce temps... La fraude minière prend de l`ampleur au Nord-Kivu


AngolaPress - 21 avr. 11 h 16 - Kinshasa, 21/04 - La fraude minière a pris de l`ampleur à Goma, au Nord-Kivu, avec la bénédiction des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de plusieurs autres services placés dans des postes frontaliers congolo-rwandais depuis la "Grande barrière" jusqu`à la localité de Monigi située à 15 km du centre-ville de Goma, a rapporté l`Agence congolaise de presse dans son bulletin de vendredi.

Selon l`ACP, les services étatiques opérant au niveau de ces postes, à savoir la Douane, l`Agence nationale de renseignements (ANR), les agents du ministère de Commerce extérieur, sont également impliqués dans cette pratique menée avec la participation active des éléments de la Garde républicaine, comme maître du réseau et les éléments de l`armée rwandaise.

L`agence rapporte que des centaines de tonnes de produits miniers congolais sont frauduleusement exportés vers le Rwanda chaque semaine grâce à cette opération dite "Hélicoptère".

Selon des sources concordantes, la Garde républicaine, qui contrôle ce couloir de pair avec d`autres éléments des FARDC, a créé cinq postes de garde sur la zone neutre entre la RD Congo et le Rwanda.

En face de chaque poste de garde congolais, se trouve un poste des Rwanda defence forces, distant de 15 mètres seulement.

Les éléments s`échangent des informations sur les passages des véhicules chargés des produits miniers congolais qui s`apprêtent à franchir la frontière et se partagent les honoraires payés par les hommes d`affaires congolo-rwandais du secteur miniers.

Les populations, qui habitent cette zone et qui assistent régulièrement à ce scandale qu`elles ne cessent de dénoncer, s`étonnent de voir ces deux armées qui se combattaient hier, s`entendre aujourd`hui pour le pillage des produits miniers congolais.

Par ailleurs, selon Radio Okapi, 8 tonnes de cassitérites ont été saisies mardi 17.04.2007 vers 17h au port de la SNCC de Goma. Elles étaient en transit pour Bukavu dans le Sud-Kivu. Selon le CEEC, la marchandise est arrivée du Katanga par avion. L’homme d’affaire qui en est propriétaire est un congolais du Nord kivu. Il est poursuivi de 3 infractions aux articles 303 et 304 du code minier, pour transport illicite de minerai et tentative de corruption par un montant de 50 $ US, d’un agent publique de ce service. Il est actuellement entendu par le chef de divisions des mines et le conseiller juridique du gouvernorat.

Le responsable du CEEC du Nord Kivu, Clément Nkongo, dénonce le trafic des minerais, notamment le coltan et la cassitérite. Il annonce le renfort des mesures de contrôle et de sécurité dans les lieux tels que l’aéroport, les postes frontaliers et le port d’embarquement. Aucune embarcation n’a le droit de transporter les minerais sans l’autorisation du ministère des mines.

Citation du mois: «Pendant que les grandes multinationales Nord Américaines, Chinoises, Sud Africaines... s'installe dans notre pays et font des profits colossaux et que la fuite des minerais congolais vers les pays voisins se poursuit (soit 95%), le Congo mendie 3/4 de son premier budget de la Troisième République à l'exterieur» - Antoine Roger Lokongo.


Fuite des minerais congolais vers les pays voisins = fuite des capitaux congolais à l'etranger, vers des zones hors taxes et de blanchissement d'argent de la Belgique, de la Suisse, de la Grande Bretagne (Ile de Jersey, ou selon The Guardian de Londres, l'argent du pétrole angolais est détourné), du Portugal, des Etats-Unis, les Iles des caraibes, etc. C'etait là la destination de l'argent du Congo pillé par les belligerents pendant l'agression (et maintenant?). Mzee Kabila héros de toujours. Il n'a laissé aucun compte bancaire à l'etranger.

A cause de la culture de la corruption et de l'avarice au Congo, on aura beau changer les investiseeurs (occidentaux, chinois, indiens... que sais-je encore?), mais s'ils trouvent cette culture de l'avarice et de la corruption sur place, ils vont toujours exploiter le Congo, et c'est le peuple qui va continuer à souffrir pendant que toute personne qui dispose d'une certaine parcelle de pouvoir en bénéficiera. Ils signeront toujours des contrats désavantageux à l'Etat Congolais, parfois 0% pour l'Etat Congolais, 100% pour l'investiseur (souvent une companie minière et forestière étrangère). Nous avons le devoir de mobiliser l'opinion publique nationale contre la corruption.

Révision des contrats forestiers et miniers: la publication de la liste des contrats annulés, les nouveaux termes au profit de l'Etat Congolais, les multinationales impliquées... simpose.


Pendant que cette revision est en cours, Anvil Mining, une companie australo-canadiènne, acquiert 15% dans le cadre de son parténariat avec la Gecamines pour l'exploitation du cuivre et du cobalt à Kinsevere-Nambulwa, à 27 km de Lubumbashi au Katanga.

Anvil mining avec son partenaire Katanga s.p.r.l, retiennent desormais 95% d'intérêts à Kinsevere-Nambulwa tandisque la Gecamines retient seulement 5%. C'est du bradage! Finalement, où est le sérieux?!

Anvil Mining exploite egalement le cuivre et l'argent à Dikulushi et traite le terril de cuivre à Kulu, toujours au Katanga.

Revision des contrats miniers et bradage: le parténaire de la Gecamines à Tenke Fungurume a trois têtes. La RDC à travers la Gecamines ne detient que 17% d'intérêts à Tenke Fungurume, au Katanga et qui renferme les plus grandes reserves de cuivre au monde.


Les multinationales canadiennes Tenke Mining Corp. et son parténaire Lundin Mining Corp, deteinnent 24,75%, tandisque Freeport-McMoRan Copper & Gold Inc., un autre partenaire de Tenke Mining Corp, detient 57, 75%. Donc le parténariat Tenke Mining Corp + Lundin Mining Corp + Freeport-McMoRan Copper & Gold Inc. detient 83%. C'est un bradage! Finalement, où est le sérieux?!

Dépêche: 14 Permis de Recherches (PRs) octroyés à la multinationale Banro qui possède déjà des concessions privées du Sud-Kivu au Maniema, disputés au tribunal par Wa Balengela Kasai-Investments Congo sprl, ("WB. Kasai-Congo sprl, or WBK") et La Quinta Resources Corporation's (CDNX).

La non-révision des contrats miniers léonins accordés au multinationales nord-américaines et Sud Africaines conduisent à la privatisation du Congo. En effet, 95% de la production de l’or va à Kampala. 30.000 Congolais travaillent dans la production de l’or pour un salaire de 5 dollars le jour. *7 à 10 avions par jour partent de Miabi à Goma avec à bord près de dix tonnes de casitérite qui disparaissent enfin derrière la frontière rwandaise. *Même le Burundi est devenu la destination de l’or congolais.

Des forêts entiers sont exploitées à Lamoko, à Maringa ou un arbre coupé vaut $8,000 en Europe par les multinationales occidentales, entre autres Danzer, Trans-M, TB, NST, Olan, and Sicobois avec le feu vert de la Banque Mondiale, en echange des outils (houes bêches, machettes...), du sucre et du savon aux populations locales, rapporte The Guardian de Londres (11.04.2007). Finalement, où est le sérieux?!


En effet, le quotidien britannique The Guardian de ce mercredi 11/04/07 dénonce le scandale de la vente d'une étendue de la forêt équatoriale congolaise aussi grande que le Royaume-Uni pour quelques machettes, 20 sacs de sucre et 200 sacs de sel distribués aux chefs coutumiers.

Vingt compagnies américaines et européennes ont depuis 2002 signé environ 150 contrats leur octroyant la propriété de la forêt vierge pour l'exploitation du bois pour une durée de 25 ans. Les modiques dépenses effectuées pour obtenir ces concessions représentent à peine dix mille livres sterling,soit un peu moins de vingt mille dollars américains.

Toutes ces firmes sont représentées par la Congolese Timber Industries Federation dont la secrétaire générale se trouve être la belge Françoise van de Ven. Chose triste et grave, le rapport écrit à ce sujet critique la Banque mondiale qui encourage l'exploitation des essences forestières du Congo alors qu'elle est consciente de la nature corrompue de ces contrats. Le rapport craint que les conséquences sur l'environment de cette exploitation barbare puisse affecter l'équilibre écologique mondiale.